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        Pr Eric DELAPORTE

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        Bernard TAVERNE

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Les thèmes de recherche

Le thème des filarioses (onchocercose, FL et loase) restera privilégié dans les recherches du groupe « Maladies négligées ». Plusieurs raisons justifient la poursuite des travaux dans ce domaine.

D’abord, le poids de ces maladies doit encore être précisé. Ainsi, on sait que la loase est une des principales causes de consultation en Afrique centrale, et qu’elle peut occasionner des complications graves, mais aucun chiffre n’est disponible pour étayer, ou non, un éventuel programme de lutte contre elle. On sait aussi qu’il existe une association entre onchocercose et épilepsie, mais la relation de causalité entre les deux reste encore à démontrer. Enfin, la FL est affichée comme une priorité de santé publique mais son aire de répartition en Afrique centrale est très mal définie. Ainsi, des projets sont en cours de mise en place sur :

  • le poids de la loase (morbidité, mortalité), en association avec EpiCentre et MSF Suisse
  • la relation onchocercose-épilepsie (et « nodding syndrome »), avec le CDC et les Universités de Munich et d’Innsbruck
  • l’épidémiologie de la FL en Afrique centrale, notamment ses vecteurs et les facteurs expliquant le caractère très focal mis en évidence par notre groupe ; une collaboration avec des entomologistes de l’IRD est envisagée

Par ailleurs, l’onchocercose et la FL sont considérées comme pouvant être éliminées mais les outils pour atteindre cet objectif et pour démontrer qu’il a été atteint, ne sont pas toujours disponibles. De plus, plusieurs risques menacent les programmes de lutte : risque de survenue d’une résistance à l’ivermectine (IVM) ; risque de faibles couvertures dans les zones où la loase est co-endémique, du fait des effets secondaires graves (ESG) post-IVM ; risque de lassitude des populations dans les zones traitées depuis des années ; risque, à un moment où les concepts d’intégration et de co-implémentation sont mis en avant, de dispersion des efforts. Le groupe MTN de l’UMI continuera donc ses travaux sur :

  • la résistance à l’IVM : caractérisation du phénotype de sous-réponse, recherche de marqueurs moléculaires, évaluation de l’extension du phénomène par modélisation mathématique
  • la prévention et le traitement des ESG : recherche d’un pré-traitement abaissant progressivement les charges de Loa, de traitements spécifiques des ESG
  • la recherche d’un médicament actif sur les vers adultes (ne nécessitant donc pas des prises répétées pendant des années, comme l’IVM)
  • la recherche de techniques rapides permettant d’évaluer l’impact des programmes de lutte sur le réservoir de parasite
  • les associations (aux niveaux individuels et communautaires) entre infections helminthiques

Pour mener ces travaux, le groupe MTN continuera à tirer profit de son implantation ancienne au Cameroun et de son intégration étroite dans les réseaux internationaux associant institutions internationales (OMS, TDR, Banque mondiale), universités et instituts de recherche, fondations (BMGF, DNDi), ONG et compagnies pharmaceutiques. Les collaborations développées récemment dans des pays d’Afrique centrale autres que le Cameroun (Congo-Brazzaville et RDC) seront approfondies (le LMI mis en place par l’Unité inclut l’INRB de Kinshasa). La mobilisation récente de l’Aviesan sur les MTN et l’ouverture du réseau EDCTP à cette thématique indiquent que les enjeux concernant ces maladies sont maintenant mieux appréhendés par la France et par l’UE et constituent un encouragement à la poursuite des activités du groupe.