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  • Directeur :

        Pr Eric DELAPORTE

  • Directeur Adjoint :

        Bernard TAVERNE

Accès à la Délégation Régionale IRD-Occitanie (Montpellier)

VIH : Evaluation des complications liées à l’infection VIH et comorbidités

1- Atteintes rénales :

Les atteintes rénales au cours de l’infection à VIH peuvent être liées à l’infection VIH, à la toxicité de certains antirétroviraux ou à des causes générales. Nous avons conduit une étude unicentrique transversale chez 1210 patients VIH+ visant à préciser les deux principaux types de protéinuries, leur prévalence et les variables associées. Nous poursuivons cette thématique sur les biomarqueurs de dysfonction tubulaire, le suivi longitudinal des protéinuries et l’impact des nouveaux antirétroviraux.

2- Cancers et autres pathologies broncho-pulmonaires :

L’incidence des cancers broncho-pulmonaires (CBP) est élevée dans la population VIH. Le Dr Alain Makinson, infectiologue MEC puis doctorant s’est intéressé aux CBP à travers plusieurs études collaboratives.

L’étude HIV-Chest ANRS EP-48 (Investigateur Coordonnateur : Alain Makinson) s’intéresse au diagnostic précoce des cancers broncho-pulmonaires (CBP) par TDM thoracique faible dose sans injection de produit de contraste dans une population infectée par le VIH et tabagique chronique. Elle a débuté en février 2010 et a inclus dans 13 centres 444 patients. Outre l’estimation de la prévalence des CBP dans cette population, leurs caractéristiques, les facteurs de risque associés,  cette cohorte, va permettre  d’évaluer la prévalence de différentes complications du tabagisme -la Broncho-pneumopathie chronique Obstructive, la bronchiolite du fumeur, les fractures vertébrales- et l’intérêt d’estimer l’importance des calcifications coronaires sur les scanners thoraciques.

3- Troubles neurocognitifs (TNC) chez les PVVIH et vieillissantes

La prévalence de troubles neurocognitifs légers ou asymptomatiques (anomalies de tests sans impact mesuré sur la vie quotidienne) semble en augmentation dans cette population, liée à des facteurs de risque spécifiques (immunovirologiques) ou non spécifiques (cardiovasculaires par exemple). La constitution d’une cohorte de sujets âgés de 55 à 70 ans, avec une bonne réponse immuno-virologique et la passation de tests de cognition standardisés selon les mêmes méthodes qu’une cohorte en population générale (cohorte CONSTANCES), va permettre, à travers une étude des sujets exposés-non exposés au VIH, de comparer si réellement cette prévalence de TNC légers ou asymptomatiques est plus importantes chez les PVVIH après appariement, et de distinguer les facteurs associés à la présence de TNC légers ou asymptomatiques en distinguant la part attribuable aux facteurs de risques classiques de TNC et celle des facteurs liés à l’exposition VIH. Cette étude «  HAND 55-70 » portée par notre équipe (investigateur principal : Dr Alain Makinson) a obtenu le financement de l’ANRS, et le début de l’étude, sur 5 centres, est  prévu en septembre 2015.

4- Atteintes hépatiques : évaluation du dépistage et de la  prise en charge de la stéatose

En dehors des atteintes hépatiques liées aux virus des hépatites B et C, les PVVIH ont une prévalence élevée de stéatose et stéato-hépatite d’origine multifactorielle. Les objectifs sont ici d’évaluer par différentes techniques non invasives nouvelles ces atteintes et l’influence de différentes options de prise en charge.

5- Comorbidités addictives et conséquences sanitaires :

Les conduites addictives sont un facteur de risque de contamination par le VIH et par d’autres agents infectieux (VHB, VHC, bactéries). Hélène Peyrière MCU-PH, membre de l’équipe, pharmacologue  responsable du centre d’addictovigilance au CHU de Montpellier a investigué les situations de mésusage et les conduites nouvelles (SLAM) dans le milieu des HSH.