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Infos pratiques

Organigramme
Contacts
  • Directeur :

        Pr Eric DELAPORTE

  • Directeur Adjoint :

        Bernard TAVERNE

Accès à la Délégation Régionale IRD-Occitanie (Montpellier)

VIH

Spécifiquement les questions suivantes sont abordées :

 1/ Quelles stratégies thérapeutiques de 1ère ,2ème et 3ème lignes sont les plus adaptées dans le contexte Africain ?
  • Stratégie de 2ème ligne :

Dans les suites de l’étude 2Lady ANRS/EDCTP, le traitement de maintenance par monothérapie d’IP/R avec ou sans 3TC sera évalué chez les patients en succès virologique sous traitement de 2ème ligne.

Ce projet appelé MOBIDIP vient d’obtenir un financement de l’ANRS pour 3 ans.

  • Stratégie de 1ère ligne et séquence 1°/2° ligne:

L’arrivée de nouvelles molécules telles que le dolutégravir associé à l’émergence possible de résistances aux NNRTI doit conduire à une réflexion sur de nouvelles stratégies en Afrique à l’horizon 2018. Le projet NAMSAL qui vient d’obtenir un contrat d’initiation de l’ANRS visera à évaluer une stratégie de 1ère ligne associant le dolutégravir/ABC/3TC versus le TDF/FTC/efavirenz suivi par des séquences de 2° ligne plus performantes

  • Stratégie de 3ème ligne

L’unité s’impliquera au Cameroun dans le projet multicentrique de l’ANRS visant à évaluer la réponse au traitement de 3° ligne (Projet THILAO)

Avec les premiers enfants infectés par le VIH  traités pour les plus anciens depuis 12 à 15 ans, une réflexion sur les traitements de 3ème ligne, à l’instar des adultes à débuter sur un essai multicentrique sur cette thématique.

2/ Décentralisation de l’accès aux ARV au Cameroun

Dans la continuité des travaux précédents sur la décentralisation de la prise en charge, une étude multidisciplinaire (EVOLCAM ANRS 12288) analysera les évolutions du programme camerounais d’accès aux antirétroviraux par rapport à une première enquête (EVAL) conduite en 2006 face aux enjeux actuels posés par l’augmentation du nombre de personnes traitées (120 000 actuellement au Cameroun), le vieillissement des files actives et la gestion des principales co-infections associées au VIH (tuberculose et/ou hépatite B ou C) dans un contexte de raréfaction des financements internationaux alloués à la lutte contre le VIH.

3/ Etude pluridisciplinaire de la prise en charge de l’enfant infecté par le VIH

Outre la poursuite des actions décrites précédemment, le projet MAGGSEN (ANRS 12279) se développera au Sénégal avec l’équipe 4 (voir leur projet). L’équipe recherche opérationnelle s’intéressera au devenir bio-médical d’une cohorte d’enfants âgés de 2 à 16 ans.

4/ Populations « vulnérables »

L’équipe “Recherche opérationnelle” vient d’obtenir le financement de projets de recherche interventionnelle dirigés vers deux populations ; 1°) les HSH (pays d’intervention : Mali, Burkina Faso, Cameroun, Cote d’Ivoire et Sénégal) en collaboration avec AIDES, Coalition Internationale Sida, ARCAD/SIDA, REVS+, Espace Confiance et Alternatives-Cameroun et 2°) les personnes handicapées (pays d’intervention : Burkina Faso, Cameroun) en collaboration avec Handicap International.

En Afrique, comme ailleurs, les HSH apparaissent beaucoup plus exposés au risque d’infection par le VIH que les hommes qui ont des relations sexuelles avec des femmes exclusivement (prévalences jusqu’à 20 fois supérieures). Outre les conséquences pour les HSH eux-mêmes, ces prévalences extrêmement élevées constituent une menace pour la santé de leurs partenaires féminines et, au-delà, de la population générale. Malgré cette situation, les HSH sont largement ignorés des programmes africains de prévention et de prise en charge. Le projet CohMSM ANRS 12280 se focalise sur la prévention dans cette population.

Les personnes handicapées (PH) représentent 15% de la population mondiale et 80% d’entre elles vivent dans les pays à ressources limitées. Les PH constituent un groupe particulièrement vulnérable à l’infection par le VIH car elles sont plus souvent touchées par la pauvreté, victimes de violences physiques et sexuelles et ont moins accès à l’éducation. Malgré cela, elles retiennent rarement l’attention des programmes de lutte contre le sida en raison du peu de données objectivant la situation. L’étude HandiVIH (ANRS 12302) adoptera une approche multidisciplinaire pour objectiver et approfondir la compréhension de ce problème.